Le mental


Le mentalLe Mental

Le cerveau et ses automatismes.

Nous sommes une machine à penser impressionnante, notre cerveau gère une quantité incroyable d’informations, des millions de bites / seconde. Le tout se déroule dans la partie inconsciente du cerveau et nous n’avons conscience que de quelques informations seulement. Par exemple, lorsque nous rencontrons quelqu’un, il suffit à notre cerveau de quelques secondes pour se faire une impression sur lui. Notre cerveau analyse entre autre durant ces quelques secondes : la tenue, la gestuelle, le visage avec son sourire, ses rides, ses expressions, la posture du corps, l’odeur, etc. Tout ceci se passe dans la partie inconsciente et nous permet de nous faire une idée précise (selon nos critères) d’une personne en un instant.
Le cerveau utilise en grande majorité des automatismes.
Ces automatismes (qu’on pourrait appeler programmes) ont d’intéressant, qu’ils permettent d’accélérer considérablement le nombre d’informations traitées, en revanche, si l’on n’y prête pas attention, cela va conduire à faire de nous indubitablement, des êtres fait d’automatismes (des robots) !
Ex : Le soir au moment de passer à table à la maison, beaucoup de personnes s’asseyent à la même place par  »automatisme » (on dit même « machinalement » parfois) et ceux afin de ne pas encombrer systématiquement la partie consciente du cerveau qui réfléchit pour savoir où on va s’asseoir chaque soir. Même phénomène en voiture ou il est tout à fait possible de conduire (avec automatisme) et réfléchir en même temps (partie consciente).

C’est pour ça que lorsque quelque chose, une action ou une personne, un lieu, un projet, sort du cadre de l’automatisme, le cerveau émet le signal sous forme de stress pour attirer notre attention (partie consciente) : attention c’est nouveau soyons vigilant.

Notre premier contact avec toute expérience est sensoriel. Nos sens (qui parfois nous trompent) nous permettent de percevoir le monde, l’ouïe, l’odorat, la vue, le goût, le toucher et bien sûr le 6e sens : le ressenti/l’intuition. Ils envoient alors les informations au cerveau qui les traite, les identifie et nous permet de leurs donner un sens. Avec ces informations, nous allons réagir à la situation par notre comportement.

Les automatismes qui sont la base de nos comportements peuvent être bon (manger régulièrement des fruits / penser de manière positive) ou mauvais (manger trop sucré / être rancunier), avoir de bons automatismes pendant une dizainLes Automatismes du cerveaue d’années fera la différence avec une personne qui en a des mauvais pendant la même durée. Inutile de vous faire un dessin entre une personne qui pendant dix ans mange sainement, fait du sport etc… et une autre qui fume par automatisme (vous savez les cigarettes que les fumeurs écrasent et disent juste après : je l’ai fumée celle-là ?), qui boit de l’alcool et ne fait pas de sports.

Heureusement, les capacités cognitives du cerveau sont magnifiques et la conscience qui émerge de la réflexion sur un automatisme, va permettre non seulement de savoir si ce dernier est efficace, mais surtout de le modifier au besoin, et ainsi reprogrammer un automatisme pour produire un comportement en réponse à la situation qu’il expérimente.

Nous pouvons apprendre à nous adapter, mais nous avons tendance à répéter les mêmes programmes, même s’ils ne sont pas efficaces, car il est plus facile de refaire quelque chose que l’on connait plutôt que d’innover. De plus, la multiplication de nos activités quotidiennes, occupe tellement la partie consciente du cerveau, que nous avons dû multiplier les automatismes pour y répondre. De fait, il ne reste plus de place dans la partie consciente pour remettre en question ces fameux automatismes.

Toute personne responsable, doit prendre conscience de l’importance de tout ça et ne plus attendre demain pour se poser la question de savoir : Ais-je de bons automatismes (ou habitudes) de vie ? Puis-je en avoir de meilleurs et corriger mes inadaptés ? (Dans le Tao, on considère même qu’il s’agit du but pour trouver l’équilibre)

Voici un sujet de méditation intéressant : Que pourrais-je créer comme automatisme pour amplifier mon quotidien ? En sachant que si l’automatisme améliore le quotidien d’un être aimé (par exemple, prendre l’habitude de faire un jus de fruit frais au petit déjeuner pour toute la famille), le bénéfice pour soi-même est souvent plus grand encore. Ce qui pour l’exemple permet de prendre soin de soi et des autres en mêmes temps.

La durée de l’exercice peut varier. Intégrer un nouvel automatisme est plus long en fonction de sa complexité et de son éloignement de nos habitudes actuelles. Inversement changer un mauvais automatisme (une mauvaise habitude), varie en fonction du degré de dépendance. Dans les 2 cas, ce qui prédomine pour réussir c’est la Volonté.

Ça ne s’arrêtera pas là, les bons automatismes seront à parfaire et à développer pour évoluer comme dans toutes autres disciplines et comme toujours l’expérience prévaut.

Documentaire vidéo Arte à voir : Le cerveau et ses automatismes

 

La mémoire.Cerveau

La mémoire possède 3 phases d’apprentissage différentes :

La mémoire sensorielle qui est directement reliée aux sens et à notre perception de l’extérieur. Elle nous permet de nous situer dans notre environnement et elle permet également de se souvenir du début de notre phrase, ce qui est bien pratique pour la finir…

La mémoire directe aussi appelée mémoire de travail, va permettre de tenir une conversation et pourra retenir de sept à neuf  informations selon les capacités, qu’elle maintient disponible immédiatement. Des techniques permettent d’augmenter également le nombres d’informations retenues, par exemple en les regroupant par famille ce qui permet de développer son potentiel cérébral (les joueurs d’échecs sont très forts en la matière). Nous avons appris avec le temps que l’on ne naît pas génie, on le devient. Il y a certes des prédispositions génétiques, mais qui ne s’activeront jamais si elles ne sont pas sollicitées. Une fois de plus, on prend conscience que seul le travail et la répétition permettent d’avancer et d’évoluer.

La mémoire à long terme, stocke les informations qu’il faudra retenir longtemps.

On y fait appel pour tous les souvenirs, les dates, les informations importantes etc. On pourrait développer plus loin en parlant de la mémoire visuelle, auditive etc. mais nous allons rester centrés sur l’intérêt de  »maîtriser » sa mémoire.

Si vous souhaitez approfondir le sujet, voici une vidéo de 30 mins de Bruce d’E-penser.

 

Je tenais à éclaircir la compréhension de ces automatismes car ils permettent, lorsqu’on en prend conscience, de reprendre la main sur nous même, ce qui va faciliter la tâche pour décider (et s’y tenir) de prendre soin de soi, sans retomber dans les anciens automatismes. Avec la compréhension de ces trois phases d’apprentissage, on arrive mieux à mettre en place le  »plan de bataille » pour une vie plus saine.

On comprend mieux, l’intérêt d’écrire des objectifs clairs dans un premier temps (voir dans confiance en soi), pour les matérialiser jusque dans la mémoire de travail, et d’associer ces outils à l’action pour que la répétition des bons gestes au quotidien deviennent automatiques. Attention au mythe des vingt et un jours pour une habitude qui en toute logique est infondé. Tout dépend de l’importance du changement et à quel point il va nous demander une implication personnelle différente de nos habitudes actuelles. Boire un verre d’eau au réveil sera une habitude (un automatisme) plus facile et rapide à adopter, que de faire ses jus et smoothies frais régulièrement.

 

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Prendre soin de soi La Confiance en soi

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